Baden Powell

Robert Baden powell... le premier scout !

Quand, en 1908, B.P lança à tous les garçons du monde son appel à une vraie vie d'Eclaireur, il savait que nous l'écouterions nombreux, parce qu'il avait lui-même commencé par la vivre. Il connaissait tout l'attrait de cette belle aventure.
Robert Baden Powell naît à Londres, le 22 février 1857. Son père meurt quant il a trois ans et Madame Baden Powell, femme remarquable, réorganise son foyer pour prendre en main l'éducation de ses sept enfants.
En classe, déjà, Robert Baden-Powell dessine admirablement des deux mains et joue fort bien dans le groupe théâtral du célèbre collège de Chaterhouse. Ses camarades, qui l'estiment, l'appelle souvent, par une déformation légère de son nom « Bathing Towel » (serviette de bain). Robert Baden-Powell pratique tous les sports et organise des jeux dans les taillis.
C'est à l'armée qu'il va peu à peu perfectionner le métier d'éclaireur. On rencontrera B.P. dans bien des lieux de l'Empire Britannique aux Indes, En Afghanistan, en Afrique du Sud, en Russie même ....
Sans préparation militaire, B.P. réussi l'examen d'admission comme officier et est nommé immédiatement souslieutenant; il devra, par lui-même, en étudiant le soir et le week-end, rattraper ses collègues qui, eux, ont suivi plusieurs années de cours de préparation militaire au grade d'officier.
Comme officier, il est un entraîneur d'hommes, le chef à qui l'on obéit parce qu'il donne l'exemple à tout moment.
Un jour, au cours de grandes manoeuvres en Angleterre, il est mordu à la main droite par un chien. Les médecins craignent la rage et lui ordonnent un traitement particulièrement douloureux, il doit tenir, chaque jour, pendant quelques minutes, la main dans de l'eau vraiment très chaude, presque bouillante. Cela ne l'empêche pas de monter à cheval tous les jours et de régler chaque soir les détails de son rapport, en dessinant de la main gauche le croquis qu'il y joint toujours. Il a, depuis son enfance, acquis l'habitude de se servir aussi bien de la main
gauche que de la droite. Petite habilité éminemment pratique.
Il aime plaisanter et invente parfois des farces sensationnelles. En voici une peu de temps après son arrivée à Kororan, dans les Indes, en 1881, un concert est organisé à son régiment. Comme la fête bat son plein, autorités au premier rang, un remue-ménage se fait dans le fond de la salle et l'on voit entrer le nouveau général dont c'est la première visite au régiment. Le colonel se lève vivement pour accueillir cet hôte inattendu. Mais, bientôt, le général manifeste son intention de monter sur scène et de chanter une chanson, aux applaudissements de toute la
salle et à l'ahurissement scandalisé du colonel. Au milieu de la chanson, seulement, celui-ci reconnaît le pseudo général qui n'est autre que le sous-lieutenant Baden-Powell adroitement déguisé. Le colonel prit très bien la plaisanterie et celle-ci assura à B.P. une solide réputation
d'humour qu'il ne cessa de justifier tout au long de sa vie.
En 1886, nous retrouvons B.P. en Russie, comme officier de renseignement, chargé de documenter ses chefs sur un nouveau type de ballon d'observation. Les manoeuvres où ce nouvel engin doit être utilisé vont se dérouler dans l'enceinte d'un fort très surveillé. B.P. renonce à toute espèce de déguisement qui pourrait attirer l'attention. Pour passer inaperçu, le mieux est de ressembler le plus possible à un indigène et il se borne à porter des bottines, un chapeau et une cravate confectionnés en Russie. Il modifie également son allure car, même si de face un homme ne peut pas être reconnu, sa démarche peut le trahir. Par ailleurs, comme tout le monde est très surveillé en Russie, le mieux est d'agir sans façon et avec une
audace ferme.
B.P. est accompagné de son frère et va se promener tout naturellement dans la campagne. Ils ont vite fait de repérer le ballon et, pendant le repas des sentinelles, ils parviennent à s'approcher du point d'attache et à relever les caractéristiques essentielles de ce nouveau modèle.

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